Trancher, défoncer, balancer, exploser, pulvériser, recouvrir les murs et le sol de sang. Effectivement, il ne faudra pas avoir peur de se salir les mains pour prendre un maximum de plaisir dans Prototype 2.
Oui on ouvre, car édition collector oblige. Une fois le packaging marketing retiré, une boite noire contient le fameux Graal : le jeu. Accompagné de l'OST du jeu, d'un petit artbook et des codes DLC habituels, difficile de faire passer la pilule des 90€ dépensés. Quand on compare à l'artbook que contenait Assassin's Creed Revelations...
Passé cet épisode tumultueux, on lance la bête. Outre l'installation classique et l'entrée des fameux codes DLC, on s'attardera sur la petite attention des développeurs qui nous fournissent un résumé du premier épisode. Une fois les événements remis en place, on lancera une nouvelle partie.
Si dans le premier opus vous étiez Alex Mercer, vous prenez ce coup-ci James Heller en main. Soldat de son état, perdu dans les dangereuses rues de New York Zero, il fera la rencontre d'Alex au détour d'une rue et le suivra. James hait profondément Alex puisqu'il le rend responsable de la mort de sa femme et de sa fille. La suite est sans surprise, Alex infecte James et ce dernier intègre la famille des gentils-pas-beaux-mais-qui-défoncent-tout, en d'autres termes : le héros du jeu.
Vous voilà lâché dans New York Zero. Composé de 3 iles répondant aux doux noms de Zone Verte, Jaune et Rouge, toutes contrôlées par le Blackwatch (sorte de division spéciale de l'armée et qui collabore avec le géant de la recherche Gentek), la carte offre un environnement sympathique. Qui plus est, vu que vous êtes "à pied", elle vous paraitra relativement grande. Graphiquement, peu de choses à dire. Le moteur utilisé (Titanium) est une version évoluée de celui utilisé dans le premier opus, mais je n'ai pas vu grande différence. Même si il est beau, Prototype 2 manque tout de même d'une ambiance un peu plus lourde. Pourquoi il fait si soleil dans la Zone Rouge qui est censée être dévastée par le virus ? Sans pousser jusqu'à I Am Alive, ça manque de poussière tout ça !
Les grands passages scénaristiques sont ponctués de vidéos en noir et blanc des protagonistes de très bonne qualité. J'ai d'ailleurs trouvé dommage que ces mêmes vidéos n'aient pas été réutilisées pour la pub télé qui, elle, utilise des acteurs... normaux avec un jeu surjoué.
On ne change pas une recette qui marche. Un personnage qui évolue force le joueur à aller toujours plus loin pour être toujours plus puissant. Prototype 2 n'allait pas déroger à cette règle. 23 niveaux pourront être gravis. Chacun apporte son lot de bonus : meilleure vie, meilleure attaque, meilleur bouclier, tout ou presque peut être augmenté soit via les niveaux, soit via les mutations. Mutations que vous trouverez en assimilant des infectés ou en complétant les missions secondaires qui sont divisées en 2 parties. La première vous demandera d'éliminer des unités du Blackwatch et de retrouver des boites noires qui vous permettent d'écouter des bouts de conversation entre militaires. La seconde vous amènera sur de courtes missions nommées Blacknet où il vous faut éliminer des personnalités importantes.
Griffes, tentacules, marteaux et autres seront vos atouts, des prolongements de votre corps qui viennent remplacer vos bras afin de terrasser vos ennemis qu'ils soient de nature humaine, infectée ou mécanique (tank, hélicoptère, tourelles,...). Chaque attribut a 2 intensités d'utilisation : coup rapide avec une puissance/capacité normale et coup puissant (appui long sur la touche) avec une puissance/capacité plus dévastatrice. Vous disposerez également d'un sonar pour repérer vos victimes au loin ou reconnaitre les ennemis qui ne sont pas surveillés. Ce dernier est relativement intéressant pendant les phases de recherche et d'infiltration, mais aurait pu être un peu plus développé dans les missions secondaires.
Ceux qui ont déjà tâté du 1 ne seront pas dépaysés et encore moins ceux qui découvrent. Manette en main, pas besoin de 3 heures pour prendre en main James. Les seules actions possibles se résument à sauter, voler, taper. Mais cela suffit amplement pour casser du méchant ! Par contre, ne vous attendez pas à avoir une difficulté hors du commun. En effet, le mode difficile semble plus proche du mode facile que du "ultra-hard"...
Détrompez-vous, j'ai adoré le jeu, qui m'a en plus apporté mon premier trophée platine (youhou !). Environ 6 à 8h de jeu sont nécessaires pour finir le jeu. Ça peut monter à 20h de jeu si vous souhaitez tout compléter (mode difficile, boites noires, blacknet,...).
Malgré cette bonne entente entre joueur et jeu, on soulèvera tout de même quelques points qui auraient pu augmenter l'intérêt du joueur. Un point en particulier m'a choqué : lorsque vous infiltrez une base pour assimiler une cible très surveillée. En effet, la manière subtile consiste à assimiler petit à petit les cibles non surveillées pour arriver à celle voulue. Imaginez-vous dans une pièce close, avec une dizaine de personnes. Vous assimilez celles-ci petit à petit mais à aucun moment, je dis bien aucun, pas un seul des soldats ne se dit : "euh, il en manque pas là ?" Réduire le nombre de soldat de 10 à 1 ne déclenche rien du tout, comme si c'était normal...
Les + :
Les - :
Écrit par Orni, le 14 mai 2012
Tags : Activision
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