Aujourd'hui, je vous propose la démonstration du vieux proverbe "l'habit ne fait pas le moine". Pour cela, rien de mieux que le personnage principal de Gunslinger Girls : Henrietta.
Cela mérite une explication. Gunslinger Girls est un anime sombre, cruel, et qui aime se moquer de notre propension à faire confiance. La Henrietta de Good Smile Company est d'ailleurs conforme à la fois au contexte et à l'esprit de l'anime.
A 1/8 mais ne dépassant pas les 16 cm, la petite de GSC est loin d'imposer par son physique. C'est même l'inverse. Les jambes ont encore les rondeurs de la jeunesse, et la tenue scolaire n'arrange rien. Bien que la finition reste plutôt brutale, la figurine reste simple comme son modèle avec en bonus un petit quelque chose qui accroche l'oeil.
A première vue, la fillette a tout d'une écolière studieuse : un bandeau plaquant ses cheveux au carré à sa tête, évitant tout intermédiaire entre elle et le monde extérieur, une tenue sévère et exempte de fantaisie et surtout un étui de violon.
C'est lorsque l'oeil se pose sur la silhouette effilée et cruelle de l'arme que le personnage prend toute sa grandeur. Et surtout retourne complétement les interprétations contre l'observateur.
L'air timide se transforme en méfiance et la posture de la tête amène à un assombrissement du regard. De la résignation ? Le croisement géné des jambes semble être calculé et donneront l'appui nécessaire à une accélération vers l'avant. Tout le génie de la conception d'Henrietta tient dans la dualité des interprétations.
Là où le génie s'écorne, c'est sur l'assemblage de la Gunslinger Girl. Henrietta est quasiment d'un bloc, mis à part le socle en pavé qui, soit dit en passant est très sympatique sauf quand on le retourne car il est creux. Pour le socle, mettons, c'est somme toute commun.
Mais là où ça frise le ridicule, c'est quand GSC veut que ce soit à nous de mettre le flingue dans la main d'Henrietta. Sachant que sans, elle a l'air un peu bête avec son doigt qui sert à rien, je dois dire que je suis restée perplexe du pourquoi qu'ils n'y ont pas tout moulé d'une pièce. Mystère j'imagine !
Ne cherchez pas la prouesse technique, l'important, c'est qu'Henrietta se joue de vous. Quand on voit que 16 cm suffisent à remettre en question le processus même de jugement que l'on porte immédiatement et systématiquement, il y a de quoi se poser des questions.
Dans tous les cas, Henrietta est vraiment petite. Et malgré tout, elle a ce quelque chose de spécial qui nous rappelle le cynisme et le caractère impitoyable de ce monde. Et on ne voit pas cela souvent...
Écrit par Orni, le 28 mars 2012
Tags : Good Smile Company, Gunslinger Girl
Premier Persona entre les mains. Appréhension d'un titre plébicité et soft mangeur de temps font très bon ménage.
L'épisode PS Vita bien avancé, on passe sur la version PS3 de toute beauté.
Courir dans les nuages pour rejoindre cette chère Elizabeth sans se faire attraper par Songbird !
Créer sa ville à son image c'est cool, mais le soft vaut-il vraiment le coup ??
Level-5, Ghibli et Joe Hisaishi réunis dans un même jeu ? Le rêve *__*
L'une de mes plus anciennes figurines, il faut croire que l'arrivée de sa "sœur" Triela (qui va bientôt attérir chez moi) était l'occasion idéale pour faire ressurgir la petite Henrietta.
Et vu le manque d'exploitation de la licence et le fait qu'elle a dû devenir rare, c'est pas plus mal pour ceux qui ont manqué le train à l'époque de la série.
D'ailleurs en revoyant le prix d'époque, on se dit quand même que les figurines étaient bien plus abordables XD
Même réflexion pour le pistolet qui n'est pas forcément évident à insérer du premier coup sans trop réfléchir.
Je ne peux qu'approuver !
Non seulement la galère pour l'insérer mais surtout pas moyen de faire sans, sinon Henrietta perdrait de son coeur :) En tout cas, c'était vraiment une aubaine de la voir ressurgir :)